I am on my own, Kid
- ZOH

- 27 juil. 2023
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 août 2024
Suis-je la seule à considérer que le covid m'a pris deux ans vie? Parce que l'univers essaye de tout rattrapé et c'est dure.

S'il y a bien une artiste que je n'aime pas, c'est Taylor Swift. Depuis le scandale avec Kanye West en 2016, je ne la supporte plus. Étant une grande fan de Kanye, je me devais de le soutenir à l'époque. Maintenant, la donne a changé, du moins publiquement. Il est devenu trop problématique pour que je m'engage sur ce terrain sur Internet.
Bref, pour en revenir à Taylor, bien que j'aime la détester, je dois concéder que cette femme sait écrire. Oui, je l'avoue, j'ai certaines de ses chansons dans ma playlist et certaines sont des tubes. Nous pouvons la remercier pour "1989", rien que ça.
J'imagine que vous vous demandez où je veux en venir, j'y viens. Ma cousine (Hello Yvette, si tu passes par là) m'a fait découvrir une chanson de son dernier album Midnights et j'en suis obsédée. C'est le cinquième titre: "You on your own, Kid". Entre-temps, j'ai eu le temps d'apprécier plusieurs autres chansons et pour être honnête avec vous, j'ai même pensé à prendre des places pour sa tournée. Mais bon, l'univers en a décidé autrement. [NDLR: Si jamais vous connaissez quelqu'un qui vend deux places pour Paris ou Amsterdam, je suis preneuse.]
En ce qui concerne "You on your own, Kid", la mélodie presque mélancolique, les paroles, l'atmosphère, tout y est pour me faire chavirer. Tout monte en crescendo et une réalisation s'impose : elle est seule et moi aussi.
Dur dur comme réalité quand même. Au final, nous sommes des êtres seuls ou solitaires - à vous de choisir - depuis toujours et pour toujours. Ça vous fait quoi de vous dire cela ? Personnellement, je trouve ça presque libérateur. Si nous sommes seuls, nous n'avons de compte à rendre à personne et le poids du monde tombe de nos épaules (hi anxiety si tu te reconnais). Sachant cela, il suffit de vivre et d'expérimenter, mais surtout de ne pas avoir peur. Cela me rappelle un mec qui a comme phrase d'accroche "Quel est le sens de la vie selon toi ?" Je suis d'accord avec vous, c'est un peu bizarre comme début de conversation. Comme je suis une meuf polie, je lui réponds et lui dis un truc du genre : "Vu qu'on va mourir seul, autant essayer de profiter de la vie avec des gens autour de nous." Je vous passe la fin de cette conversation, mais cela m'a fait réfléchir.
Si nous sommes seuls, à quoi cela sert-il de se faire des amis et de travailler nos relations, n'est-ce pas ? J'ai toujours aimé être seule, peut-être parce que plus jeune j'avais du mal à me faire des ami.e.s et le fait de m’être fait bully n’a pas forcement aidé la chose; Donc je prenais plaisir à me confondre dans la lecture. J’étais cette jeune fille un peu trop grande, un peu trop ronde, un peu trop formé pour mon age, qui avait toujours la tête dans un bouquin et qui préférais me balader dans les univers de mes lectures plutot que confronté le monde réel qui était autour de moi. Mais adolescente tout à changé. Je n'avais qu'une seule envie faire partie de la norme, rentrer dans le moule être comme tout le monde. Je crois que c’est la maledection de cette periode, nous avons tellement peur de ne pas etre quelqu’on que l’on préfère être tout le monde jusqu’à ce moment fatidique ou on reprends notre individualité. Cette envie de singularité, la nécessité de se découvrir, de répondre à ses propres besoins et de créer mes rêves et destinées (est-elle réelle ou non ? vous avez 3h). Face à tous ces chemins qui s’ouvraient à moi, je me suis rendue comptes qu'au finale j'étais bien seule et que personne ferais ce pas à ma place.
Cette prise de conscience m'a conduite à réfléchir davantage à ma solitude, et j'ai réalisé qu'elle n'était pas nécessairement une malédiction, mais peut-être une opportunité. Comme le dit si bien Taylor, "tout ce que tu penses avoir perdu est un pas en avant - Everything you lose is a step you take - il n'y a aucune raison d'avoir peur”. Peut-être que cette période de solitude m'a offert l'occasion de mieux me comprendre, de me reconnecter avec mes passions et aspirations les plus profondes. J'ai découvert que la solitude ne signifie pas l'isolement, mais plutôt une invitation à explorer mon moi intérieur et à apprécier ma propre compagnie. Et si au finale, je ne parle pas de solitude mais de confiance en soi. Et oui, vous ne l’aviez pas vu venir n’est-ce pas ? Tout revient à cette confiance en soi dans la vie, cette valeur intrinsèque que l’on s’octroie et qui parfois est chambouler par les autres, fin surtout la valeur que l’on met à leurs accomplissements. Bien que nous sommes des êtres sociaux et certains bien plus que d’autres; il ne sert à rien de nous comparer car nous avons tous notre propre chemin à suivre. Accepter notre solitude et la transformer en une confiance en soi solide nous permet de prendre le contrôle de nos vies, de réaliser nos rêves sans craindre le jugement des autres, et de vivre pleinement chaque instant. Il “suffit” de l’embrasser car elle est le fondement sur lequel nous pouvons bâtir une vie épanouissante et authentique.
Everything you lose is a step you take
En fin de compte, je ne peux que vous encourager à prendre du temps pour assimiler réellement votre situation et à profiter de ce temps de solitude pour mieux vous connaître, découvrir des passions méconnues et saisir cette opportunité de grandir et de vous épanouir. Dans un monde où tout va très vite, ralentir pour profiter de vous-même et du silence peut être une expérience enrichissante. Personnellement, mon péché mignon, c'est un podcast d'une heure et une marche dans la forêt.
On est tous seuls, chacun de son côté. La mauvaise nouvelle, c'est que je ne peux compter que sur moi maintenant. La bonne nouvelle, c'est que vous êtes aussi seul et que vous pouvez y faire face.
Alors autant vivre, ça ne changera pas de d'habitude.



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